l’Europe à facettes

Découvrir l’Europe sous ses différents aspects

Et vous, vous faites quoi dimanche?

Posted by Antoine Carette on 10 mars 2010

Et vous, vous faites quoi dimanche?
Une tribune du collectif des Blogueurs Démocrates

Un bel exemple! Que s’est-il passé ce week-end? Plus de 62% des irakiens se sont déplacés, bravant les menaces terroristes, pour élire leurs représentants!
Dimanche, c’est pour nous tous le premier tour des élections pour nos régions. Si nous, nous n’y allons pas, que nous diront-ils? La démocratie et la liberté d’expression sont un combat de chaque jour, nombreux sont ceux dans le monde qui se battent chaque jour pour défendre la liberté de pensée. Nous, nous avons ce droit. Le premier tour ne repassera pas deux fois, c’est dimanche, ne le laissons pas passer. Ne lâchons rien: ce dimanche, votons! Et appelons à voter autour de nous!

Le premier tour des élections, c’est le tour du pluralisme!

On nous fait croire que de toute façon tout est plié, qu’on n’a pas le choix dans un combat de coqs national! Au contraire! Au premier tour, on n’a pas que deux listes qui se présentent. Dans chaque région, de nombreux mouvements se présentent pour porter un message. Un vrai choix de projets existe, le monde binaire, bipolaire qu’on nous présente fait penser au retour de la guerre froide! Mais ce n’est pas la réalité, le pluralisme existe et si des listes indépendantes se présentent à notre suffrage, c’est que des citoyens ont choisi de proposer une alternative. C’est à nous citoyens de transformer l’essai en donnant la possibilité à des voies nouvelles d’être entendues!

Les régions peuvent agir concrètement pour notre quotidien!

On nous parle de technique, de millefeuille? Ca paraît compliqué… Pourtant les régions, comme les autres collectivités locales, ont un rôle concret pour agir au quotidien. Elles sont un souffle pour la démocratie locale! Donnons-leur une vraie légitimité citoyenne en votant pour nos élus!

Et ce n’est pas aussi compliqué qu’on essaie de nous le faire croire: tous les jours on emprunte les transports en commun, on souhaiterait que le tissu de TPE et PME local soit favorisé et renforcé pour créer de l’emploi, on souhaiterait trouver des formations professionnelles adaptées, une meilleure orientation pour les jeunes. Il y a des choses à changer, à améliorer partout en France, et donc des raisons de voter pour ceux qui expriment ce changement. Ces personnes existent et se présentent à nos suffrages, écoutons-les!

Parce que notre combat de citoyens engagés est de faire vivre le débat démocratique ouvert, nous, blogueurs démocrates, appelons tous les citoyens à voter ce dimanche pour faire entendre leur voix! Nous irons voter et appellerons à voter autour de nous! Faisons tous de même!

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Alain Dolium et Azouz Begag à la Courneuve pour une réelle égalité des chances!

Posted by Antoine Carette on 2 mars 2010

Azouz Begag et Alain Dolium à la CourneuveReprésentants de la diversité et de l’ascenseur social, Azouz Begag et Alain Dolium, têtes de listes aux élections régionales en Rhône-Alpes et Ile-de-France, se sont rendus lundi aux “4.000″ de La Courneuve, symbole des cités ghetto que Nicolas Sarkozy entendait “nettoyer” au “Kärcher”.

Pour une réelle égalité des chances

“La cité des 4000 est un repère… de talents, de bonnes volontés qui ne demandent qu’une chose: qu’on leur donne enfin leur chance. Je connais leur rage. Leur rage d’être enfermés dans des ghettos, exclus des études supérieures, exclus du marché de l’emploi. Mon travail, à la Région, sera de leur rendre la chance de transformer cette rage en énergie pour leur avenir“, a déclaré Alain Dolium.

“Sur 22 régions, il n’y a que deux listes conduites par des Auvergnats”, s’amuse Azouz Begag, estimant que le MoDem est le seul parti a avoir misé ainsi sur la diversité. “On est la harissa des Régionales, Alain et moi nous sommes le piment de cette campagne!“, a-t-il lancé.

Relancer l’ascenseur social

Candidat en Rhône-Alpes, l’ancien ministre délégué à la promotion de l’égalité, a fait le voyage à la Courneuve pour faire passer ce message au côté d’Alain Dolium, chef d’entreprise issu des banlieues.

“C’est une page de l’histoire de France qu’on ouvre. Petit à petit, les Français vont s’habituer à voir des gueules comme les nôtres faire de la politique et pas uniquement du football”, dit Begag.Azouz Begag et Alain Dolium à la Courneuve

Et quel meilleur symbole que la cité des 4.000 où se concentre une population pauvre majoritairement d’origine étrangère pour faire passer un message sur la défense de la diversité et la promotion de l’ascenseur social.

Entourés de caméras et micros, Alain Dolium - chemise noire sur un costume et manteau gris- et d’Azouz Begag - costume et cravate bleus - ne passent pas inaperçus à leur arrivée au centre commercial de la Tour.

Centre névralgique du quartier, le lieu concentre des commerces de proximité et infrastructures publiques : Poste, service jeunesse, école de la deuxième chance

En arrière plan, comme un vestige du passé, l’une des dernières barres d’immeuble HLM des 4.000 non-détruite se dresse, impressionnante, avec ses balcons hérissés d’antennes paraboliques.

Des régions qui défendent les services publics

“Tous ceux qui sont au chômage, on les met ici. Les politiques, ils servent à quoi? Moi, je ne pense plus voter”, lance Annie Atlan, 63 ans, habitante des 4.000 depuis 38 ans, à l’adresse d’Alain Dolium, lors de la visite d’une pharmacie.

“Je n’étais pas obligé de faire de la politique mais j’ai décidé de m’engager pour agir, plaide le candidat MoDem.

Des régions créatrices d’emploi

Parlant sécurité, il regrette ensuite devant la pharmacienne la disparition de la police de proximité. Dans la boulangerie, il explique au patron qu’il est au coeur de ses priorités : “vous pouvez engager des apprentis, vous fabriquez du lien social”.

Chez le boucher, Begag fait mine en souriant de poser devant l’inscription “boucherie halal” écrite en arabe.

Azouz Begag et Alain Dolium à la CourneuveAu commerçant, il explique se battre “contre ces gens qui veulent faire croire que le problème en France, se sont les minarets, la burqa, les burgers halal et pas l’emploi“, et évoque la visite en 2005 de Nicolas Sarkozy aux 4.000.

“C’était le ministre…” commence le boucher. “Qui voulait vous karcheriser et parlait des moutons dans les baignoires”, finit Begag.

Dans le local d’une association d’alphabétisation, un ancien des 4.000, Khaled Teffal, se remémore le temps lointain où la cité abritait encore des médecins et avocats. “C’est devenu très communautaire aujourd’hui”, déplore-t-il.

La visite prend fin dans le petit appartement de 35 m2 abritant une famille de trois personnes. Du balcon, au 19e étage la tour Eiffel semble si proche et lointaine à la fois.

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Les démocrates en campagne pour les élections régionales!

Posted by Antoine Carette on 24 février 2010

La campagne des élections régionales a réellement commencé. Les listes départementales sont déposées. Nos équipes de campagne se mobilisent chaque jour davantage sur le terrain. Vous avez pu découvrir les visages et personnalités des candidats conduisant les listes du Mouvement Démocrate.

Retrouvez en vidéo quelques-uns de ces portraits d’hommes et de femmes amoureux de leur région dont ils connaissent le territoire et ses habitants.

Retrouvez les régions Démocrates de France et les candidats du mouvement démocrates pour les régionales 2010 sur les sites de campagne du Modem :

En Alsace

Yann Wehrling et Odile Ulrich-Mallet

En Aquitaine

Jean Lassalle

En Auvergne

Michel Fanget

En Basse-Normandie

Rodolphe Thomas

En Bourgogne

François Deseille

En Bretagne

Bruno Joncour

En Centre

Marc Fesneau

En Champagne-Ardenne

Marie Grafteaux-Paillard

En Corse

Jean Toma

En Franche-Comté

Christophe Grudler

En Haute-Normandie

Danielle Jeanne et Richard Lecoeur

En Ile-de-France

Alain Dolium

En Limousin

Jean-Jacques Bélézy

En Lorraine

Claude Bellei

En Midi-Pyrénées

Arnaud Lafon

En Nord-Pas de Calais

OLivier Henno

En Pays de la Loire

Patricia Ballergeau

En Picardie

France Mathieu

En Poitou-Charentes

Pascal Monier

En Provence-Alpes-Côte d’Azur

Catherine Levraud

En Rhône-Alpes

Azouz Begag

Le site national

Site national de campagne pour les régionales 2010

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Pensons enfin la société pour l’Homme!

Posted by Antoine Carette on 8 mars 2009

La démocratie c’est le pouvoir de l’opinion et non celui de la volonté d’un peuple

Un jour c’est pour, le lendemain contre. L’opinion publique est très variable et c’est l’argument principal des anti-démocrates: la démocratie est le reflet de l’opinion et non de la volonté du peuple. On observe souvent des mouvements irrationnels d’un peuple qui choisit, contre toute attente, ce contre quoi il s’insurge.

C’est un point à prendre en compte, une masse ne réagit pas toujours rationnellement. C’est un effet bien connu en macroéconomie (branche de l’économie qui prend en compte un ensemble de manière agrégée et pas chaque élément individuellement). Pour autant, la démocratie ne doit pas être mise en cause car elle est la seule à représenter tous les citoyens et à donner aux dirigeants une légitimité de représentation du peuple.

Si j’écris ce billet, c’est pour défendre la démocratie contre le danger que représentent les sondages d’opinion. Je vois chaque jour se multiplier les commentaires de réaction - satisfaits ou non - aux plongeons des cotes de popularité de nos gouvernants. On invoque la crise comme raison de ce désaveu du pouvoir.

La crise n’est pas la cause du ras-le-bol du peuple français

Selon moi, ce désaveu du pouvoir sarkozien est bien plus profond que les difficultés matérielles liées à la crise. Mais là encore, on met en place une machine de communication qui minimise la part de la manière de gouverner de Nicolas Sarkozy.

Car ce qui est le plus grave, c’est l’esprit dans lequel est gouverné notre pays. C’est le choix de l’économie, du capital et du marché comme moteur et décideur. On voit où ce déni d’humanité mène: mal-être général alors que le confort ne fait qu’augmenter, suicides de plus en plus nombreux, économie fondée sur une spéculation déraisonnée qui s’essouffle… La crise n’est qu’un révélateur, une conséquence et pas une cause!

En plaçant la crise comme responsable de cette chute de popularité, on prête facilement le flanc à un discours compatissant: “ce n’est pas de la faute de Monsieur Sarkozy s’il est arrivé dans une période de crise”. Selon moi, ce discours convenu est dangereux car il efface les causes réelles et empêche de s’y attaquer afin de bâtir une société durable, humaine! Finalement, cette crise va être une arme de communication: l’UMP va brandir ce soi-disant “imparable coup du destin” avec des discours du type “On n’y est pour rien si c’est arrivé” pour taire les effets de sa politique.

La vraie cause c’est un manque d’Etre, le déni de l’Homme

Bien sûr Nicolas Sarkozy n’est pas responsable personnellement du développement du capitalisme tel qu’il s’est mis en place avant 2007. Mais il entre dans cette logique et cette idéologie. Nicolas Sarkozy a choisi le capitalisme comme projet de société. Le capitalisme n’est pas une réponse adaptée aux enjeux de notre société car il ne prend pas en compte le facteur humain. Le terme “facteur” est maladroit même, car l’Homme doit être le point de référence de toute politique, de tout choix, de toute décision.

D’autre part, il est facile d’invoquer la crise: depuis 2007, qu’a-t-on vu du côté de la politique de l’emploi? Rien de neuf, peut-être changé la recette en bougeant 1% ici, 2% là… La macroéconomie, c’est beau. Mais selon moi, elle ne doit être qu’un outil au service d’une réflexion car elle n’est pas capable d’innovation, elle ne permet que des réajustements, des recettes de cuisine.

Se tourner vers l’avenir: on ne peut négliger l’Homme

Et cette réflexion doit avoir comme référence l’Homme, une éthique, une morale. C’est lorsque l’on place l’Homme au cœur d’un projet de société que l’on est amené à réfléchir en terme de valeurs fondamentales et pas en terme de valeur marchande. C’est à ce moment que l’on se pose la question du développement durable, de l’environnement, de la lutte contre les inégalités.

J’entends encore mon professeur d’économie dire: “Les gens ne sont pas plus heureux qu’en 1900 alors que l’on s’enrichit constamment parce que ce qui rend heureux c’est d’être plus riche que l’autre”. Eh bien, je suis en désaccord profond avec ce raisonnement qui pour moi reste superficiel. Si l’on n’est pas “heureux”, c’est parce que l’idéologie qu’on nous offre comme modèle ne nous donne aucune autre perspective que le gain, le profit, la valeur marchande… Un peu d’humanité, ça ne tue pas!

J’aime l’esprit dans lequel François Bayrou développe sa réflexion: “La seule vraie question politique pour moi, c’est: comment voulons-nous élever nos enfants?” Oui, un projet de société, c’est une perspective, c’est un message d’avenir, d’espoir, pour nous et les générations futures! Ce que je veux transmettre à mes enfants, c’est avant tout un idéal, des valeurs, et pas un compte en banque…!

Bref, vous aurez compris ici pourquoi je soutiens la volonté de François Bayrou et de tous ceux qui se sont engagés au sein du Mouvement Démocrate à proposer à la France un projet de vie commune, un projet de société qui sait que l’Homme est le seul point sur lequel on ne peut pas faire d’impasse.

Merci à tous ceux qui portent ce message d’espoir réaliste!

Antoine

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Chassez le naturel… C’est moi le plus beau quand même!

Posted by Antoine Carette on 6 mars 2009

Bienvenue à la foire des vanités!

Je trouve sur le site du Spiegel, mensuel allemand que j’aime feuilleter, un article dont j’apprécie l’analyse et la touche d’humour qui frise le sarcasme! Le rendu que j’en fais est interprété, ceux qui souhaitent avoir la version originale peuvent la trouver en cliquant ici.

Alors que les banques exigent des mesures exceptionnelles des gouvernements, nos dirigeants se bagarrent sans relâche pour être le plus important, le plus grand… Que nous proposent-ils contre la crise? Obama a de grands projets et de beaux discours, mais chez nous, en Europe, c’est silence complet sur “radio bonnes idées”!

Ah si, il y a bien Ken Livingston le rouge, ancien maire de Londres, qui a proposé “honnêtement, on devrait abattre un banquier par jour jusqu’à ce sue les autres retrouvent la raison”. Au moins, il a proposé quelque chose de concret. Pour le reste, on ne peut que le déplorer: on n’est pas prêt de voir sortir la solution à la crise, tant celle-ci, si elle existait, serait balayée par les réflexes politiciens archaïques et la lutte d’égos de nos chefs d’Etat.

C’est la foire des vanités! Dégustez mes bêtises (de Cambrai)!

Au début de la crise, l’économiste Klaus Zimmermann avait recommandé de laisser de côté la course stupide aux pronostics. Mais non, on est bel et bien entré dans la foire des vanités, chacun agitant son petit drapeau et composant sa petite ritournelle pour se faire remarquer. Et au même titre que les experts qui cherchent à se placer dans la pôle position des pronostics les plus sombres, les politiques font la course pour être le premier, le plus beau, le plus fort.

Là-dessus, c’est le britannique Brown qui a gagné: premier à recevoir Barack Obama en fonction! Et le complexe de petitesse de Nicolas Sarkozy est si grand, qu’Angela Merkel, au sommet Europe-G20 de Berlin, a dû trouver un truc pour que Nicolas Sarkozy ne se sente pas relégué derrière le nouveau président tchèque du Conseil. Les Tchèques sont présidents du Conseil, d’accord, mais il ne faut pas se leurrer, la crise c’est une affaire de chefs quand même! Peu importe qui est le président du Conseil à ce moment-là…

Voici la photo immanquable que nous avons manquée en France, dommage! Nicolas Sarkozy premier placé et fier de l’être au sommet Europe G20 de Berlin: tous les autres cherchent leur place, Nicolas a trouvé son perchoir! Merci à Benedikt sans qui nous aurions manqué ça :-)

Nicolas Sarkozy au Sommet Europe G20 à Berlin - 23 février 2009

Une du quotidien allemand 'Süddeutsche Zeitung' du 23 février 2009

C’est MOI le chef!

Oui mais alors qui est le Chef? Nicolas Sarkozy et Gordon Brown jouent tous les deux le rôle du valeureux sauveur du Monde. Du moins, l’un et l’autre nous l’annoncent! L’important n’est pas ce que l’on fait, mais qui le fait. Ou plutôt qui fait comme si il faisait quelque chose.

La raison n’a pas été de mise, même au début de la crise. Elle n’a du moins pas suffi à réfréner les intérêts personnels et les vanités qui ont empêché de construire une action commune européenne pour éviter la crise. On peut l’expliquer par la peur de l’Allemagne de devoir mettre la main à la poche pour aller renflouer la finance britannique. Chacun se pensait invincible et regardait le pré déverdir à côté… comme le nuage de Tchernobyl que les Français ont vu passer contourner leurs frontières?

Et pendant ce temps-là, l’économie n’a pas attendu les plans de relance inexistants, elle est descendue toute seule!

C’est décidé, on lui fera la peau

Alors c’est décidé, c’est l’économie qui est coupable! Et là-dessus, peu importe qu’on défende un capitalisme néo-libéral le lundi, le mardi, il faut le réformer! C’est lui le coupable, pas nous… Mais c’est bien sûr!

Sauf que quand on n’a comme idée et idéal que le capitalisme, et aucune place pour autre chose - l’Homme, les valeurs fondamentales, pourquoi pas! - eh bien, en tirant à boulet rouge sur sa monture, on se tire une balle dans le pieds! Et à la fin, on n’a toujours rien à proposer…! “Il existe un autre chemin pour gouverner”… Moi je dis ça, je ne dis rien! ;-)

Antoine

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Trop d’appareil étouffe l’Europe

Posted by Antoine Carette on 4 mars 2009

Étouffée par les archaïsmes d’appareil, l’Europe n’est pas prête d’avancer…

En apprenant les noms des têtes de listes PS aux européennes du 7 juin, ma première réaction fut: “Oui, bon, d’accord! On commence à avoir l’habitude…”. La méthode “on place et on écarte”, on la connaît! Mais ce qui est inquiétant dans ces archaïsmes d’appareil, c’est qu’on étouffe simplement l’Europe.

La France se fait championne des enfantillages. J’évoque ici ce qui se passe sur un bord, mais de l’autre, la méthode est plus simple. On nomme aux bonnes grâces de Monseigneur, et ce n’est guère mieux: présenter Strasbourg comme une punition, c’est rester dans une logique facile de dédouanement et selon moi, c’est dangereux pour la démocratie - française -. Quand on ne propose rien pour améliorer la situation, le plus simple est de faire porter les responsabilités de nos difficultés à quelqu’un. L’Union européenne a bon dos!

C’est notre chance!

Pourtant l’élection des députés européens, c’est notre chance, l’occasion pour tous les citoyens, les peuples européens, d’être représentés directement au niveau européen.

Venons en au fait: le Parti socialiste a préféré placer les “chers amis” aux places éligibles au dépens des députés européens sortants. N’oublions pas que le premier rôle d’un député européen est de travailler… oui, ça peut paraître évident et pourtant!

Un député européen développe des réseaux de travail et noue des liens avec des collègues d’autres pays de l’Union - souvent d’autres sensibilités, c’est un fonctionnement assez intelligent pour être souligné - afin de travailler ensemble sur les dossiers dont il est chargé. C’est notamment grâce à cela que le Parlement européen est décrit comme l’un des organes législatifs les plus puissants au monde (source).

Alors, ne pas reconduire des élus efficaces, c’est du suicide démocratique. Trop d’appareil étouffe l’Europe. Pour être précis, à gauche on évince Gilles Savary (qui réagit sur son blog: “Mon parti m’a tuer”…), Anne Ferreira… à droite on coupe le bec à Alain Lamassoure et Jean-Paul Gauzès… pour faire la place aux recasés du gouvernement?

Pour illustrer mon propos, je prendrai l’exemple de Jean-Marie Beaupuy, député européen du Parti Démocrate Européen et Président de l’Intergroupe Urban-Logement. Des collaborateurs de ce spécialiste reconnu du développement régional s’inquiétaient et lui demandaient s’il allait être en position éligible sur les listes. Car lorsqu’un réseau de travail s’est formé autour de personnes, il est maladroit d’enlever celui qui a initié et coordonné la formation de ce réseau.

Pas d’archaïsme, pas de table rase

Réfléchissons donc un peu plus loin que nos querelles de clans… c’est l’Europe qui a besoin de nous. Notre représentation au Parlement européen doit être la plus efficace et dynamique possible pour répondre aux grands enjeux qui nous attendent: Europe sociale, environnement, énergie, développement durable…

Naturellement, l’Europe a besoin de têtes nouvelles, porteuses d’un projet et d’un élan pour le porter. Mais je suis fier de voir, parmi les démocrates, figurer Marielle de Sarnez, Jean-Marie Beaupuy, Anne Laperrouze, Jean-Luc Bennahmias, Nathalie Griesbeck et Bernard Lehideux en têtes de listes!… aux côtés de personnes qui portent un message fort pour l’Europe!

Je vous invite à lire un article à ce sujet, dont j’apprécie la justesse sur le blog “Europe sociale”

A plus!
Antoine

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La dette!?

Posted by Antoine Carette on 4 mars 2009

Qu’est-ce que la dette?

On en parle beaucoup et elle hante les esprits, pesant sur les générations à venir comme un poids insurmontable, mais d’où vient-elle? à quoi sert-elle? comment fonctionne-t-elle? La dette ce n’est pas un mal dont on devrait se débarrasser, c’est avant tout un moyen de financement incontournable pour investir dans la société de demain.

D’où vient l’argent? Comment ça marche?

Cette question est sur les lèvres de nombreux Français et Européens et il me semblait important d’évoquer cette question.

La dette de l’Etat est constituée d’obligations. En effet, pour se financer, l’Etat peut émettre des “bons du trésor” ou obligations qui correspondent à une reconnaissance de dette. L’Etat délivre un papier l’engageant à rembourser la somme prêtée au bout d’un temps fixé (5 à 25 ans, aujourd’hui parfois 50 ans), avec des intérêts.

On peut voir les titres émis comme des “billets de banque”. Ils sont échangeables et achetables sur les marchés financiers. Ainsi on n’achète pas un titre pour toucher l’argent à l’horizon 25 ans: on espère revendre le titre au bout d’un temps fixé afin de réaliser une plus-value.

Liquidité de la dette

Il est important pour un pays que sa dette soit liquide. C’est-à-dire que les titres qu’elle a émis s’échangent sur les marchés aussi simplement que des billets de banque. Cela garantit à l’Etat qu’il pourra se refinancer facilement en émettant de nouvelles obligations. En effet, si les titres s’échangent mal, il n’ont plus de prix: le prix d’un bien n’est jamais intrinsèque et est conditionné à la loi de l’offre et de la demande. Les difficultés à échanger ces obligations ont plusieurs causes: soit le pays risque d’avoir des difficultés à rembourser, soit les obligations ne sont pas assez nombreuses. En effet, spécialiser des analystes coûte aux établissements financiers qui ne forment des spécialistes que si le volume d’obligations à échanger permet de rentabiliser la formation des analystes.

Si la dette n’est plus liquide, l’Etat ne peut plus se refinancer, ce qui est catastrophique pour l’investissement. Il faut donc savoir trouver un certain volume d’obligations à mettre sur le marché pour garantir aux créanciers qu’ils pourront échanger ces obligations.

Le coût de la dette

Même en Europe, dans la zone Euro, les pays ne sont pas sur un pieds d’égalité pour financer leur dette. C’est notamment ce constat qui a conduit des hommes politiques à proposer un emprunt européen. Il aurait permis aux pays jugés comme “moins fiables” de bénéficier d’un financement moins onéreux.
En effet, la France est bien notée par les spécialistes, ce qui signifie que sa dette semble “raisonnable”, que la probabilité qu’elle ne puisse pas rembourser est infime. L’Espagne par exemple, pour des raisons que nous ne développerons pas, et pas uniquement parce que sa dette est supérieure à celle de la France, est moins bien notée.

Ceci conduit à des disparités dans les taux d’intérêts que les marchés proposent au pays: aujourd’hui, la Grèce s’endette à un taux d’intérêt de 5,78 % , contre 3% pour les obligations allemandes, ou 3,57% pour les bons du trésor français (Sources Figaro.fr). Un emprunt européen aurait permis aux pays les plus en difficulté d’accéder à l’emprunt à un taux uniformisé avec les pays les plus solides comme l’Allemagne ou la France. Il est dommage que des réflexes qualifiés parfois d’égoïstes aient conduit à ne pas retenir cette option. Car naturellement, cela aurait conduit l’Allemagne à emprunter à un taux supérieur au taux qu’elle pratique habituellement.

La dette c’est bien

Bien, comme on l’a vu donc, la dette c’est formidable et il faudrait continuer… Oui, mais il ne faut pas oublier une question centrale que nous avons laissé en route: se financer, oui, mais pour faire quoi?

La dette permet de combler le déficit public - combler le mot est peut-être révélateur et mal choisi -. En effet, le déficit public peut être dû à deux facteurs…

Soit il est dit de fonctionnement. Cela signifie que pour financer son fonctionnement administratif, l’Etat perd de l’argent chaque année. Dans ce cas, recourir à la dette signifie augmenter le volume de la dette, donc augmenter les remboursements, le coût de ces remboursements, et s’enliser doucement…

Soit c’est un déficit d’investissement et dans ce cas, il est malheureux de dire que la dette permet de combler un trou. On devrait plutôt dire qu’elle permet de parier sur l’avenir… c’est beau non?!

Le problème en France est que nous recourons à la dette pour financer un déficit de fonctionnement qui ne fait que s’accroître. Un emprunt est bénéfique s’il permet une perspective, en ouvrant des lits hospitaliers par exemple, en investissant dans l’Education et la formation, bref, pour ne pas le dire, en ayant une vraie prospective et un Projet pour son pays.

A bon entendeur,
Antoine

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Ne faites pas voter les Français!

Posted by Antoine Carette on 3 mars 2009

Une nouvelle qui sonne comme un oxymore: Sarkozy Nobel de la Paix?!

C’est une farce de 1er avril qui arrive pourtant avec un mois d’avance… Nicolas Sarkozy fait partie des candidats proposés au Prix Nobel de la Paix! Difficile à croire et pourtant…

“Il est très facile d’être nommé pour le prix Nobel de la paix mais cela ne garantit en aucun cas une approbation du comité”, a souligné Geir Lundestad, le secrétaire - sans droit de vote - du comité norvégien de sélection chargé du Nobel de la paix.

Nous voilà rassurés, et à vrai dire, notre cher président a peu de chances d’être retenu. Ce qui me gêne le plus, c’est de placer par effet d’annonce un roi de la communication au même titre que des réels défenseurs de la Paix, des personnes qui ont réellement œuvré par leur Parole et par leurs actes pour la Paix.

Ne faites pas voter les Français

Venons-en au fond, et pour cela, une recommandation personnelle aux jurés du Prix norvégien: ne demandez pas son avis au peuple français! Car selon le sondage OpinionWay pour LCI et le Figaro publié samedi par le quotidien, Nicolas Sarkozy ne fait pas l’unanimité chez nos compatriotes. 54% d’opinions défavorables pour seulement 41% favorables… Finalement, voilà quelque chose de rassurant: le Français, quoi qu’on puisse en dire, ne se laisse pas écraser… enfin, tant que demeure un contre-pouvoir vigilant!

La Paix ce n’est pas à l’aune de l’hyperactivité médiatique qu’on peut la mesurer, bien au contraire. Et si c’est à l’action en faveur de la démocratie, de la réduction des inégalités, j’en connais au moins un qui peut aller se rhabiller…

La paix pour les uns, les restes pour les autres

J’ai voulu écrire ce billet d’humeur qui finalement n’est pas lié à notre but européen… pour exprimer mon inquiétude face à une politique d’inégalités. Accroître la différence entre les classes moyennes qui tombent dans la précarité par manque de soutien et les plus favorisés qui reçoivent des rentes ou indemnités indécentes ne peut que conduire à un sentiment de colère profonde et à une rupture du pacte républicain.

On met les uns à l’abri des autres, à mon humble avis, ce n’est pas comme ça qu’on pourra durablement développer notre société. Sans même parler de projet de société, cette vision est myope. On voit à peine à l’horizon 1 an. Lorsque je regarde dans un an et après, je ne vois que de la répression, de l’incompréhension et de la haine.

Bref, un président qui prône la paix ailleurs et sème le germe de la discorde dans son propre pays peut bien être gratifié d’un Nobel. Non?

Antoine

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Regards croisés européens sur Arte

Posted by Antoine Carette on 22 février 2009

La vie des Autres?!

Un nouveau magazine sur Arte, avec Patrick Poivre d’Arvor

En préparant mes premiers sujets, je tombe par hasard sur une information intéressante : Arte lance l’émission “L’avis des autres”, un nouveau magazine mensuel qui traitera des sujets d’actualité avec un regard européen. Ce magazine sera présenté un mardi par mois à 20h45.

Première émission mardi 24 février… Je reviens dès mercredi pour en parler plus longuement.

Pour le premier numéro : où vont passer les milliards ?
Confrontés à une tourmente financière d’une ampleur inquiétante, les dirigeants occidentaux ne regardent pas à la dépense pour relancer leur économie. D’où vient cet argent ? À quoi va-t-il servir ?
Patrick Devedjian, Philippe Dessertine, économiste, Dierk Hirschel, syndicaliste allemand (DGB) et Simon Cawkwell, “spéculateur heureux”.

Seront notamment évoqués la question de la bulle immobilière espagnole ainsi que le problème de la Hongrie (voir la réaction de Marielle de Sarnez à ce sujet à la Conférence nationale du Mouvement Démocrate en cliquant ici) qui a eu recours à une aide du Fonds Monétaire International pour éviter la faillite.

Sur le site d’Arte…

En direct face à vingt-sept témoins européens, Patrick Poivre d’Arvor analyse les grands sujets de société qui agitent l’Europe, en compagnie de personnalités et d’experts.

Ses invités répondent aux questions posées par un public venu discuter sans langue de bois. Ponctuée de reportages, chaque émission est constituée d’un thème principal d’1h20 et d’un second sujet de 40mn. Présent sur le plateau, Gaël Sliman, directeur général adjoint de l’institut BVA, met en perspective les points de vue des différents représentants du public, en commentant des sondages et des études réalisés dans leurs pays d’origine.

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